Figure 1: Organisation d’une année de testage
Plan de sélection génétique apicole | Rapport filière 2024
Ce document présente les résultats de la campagne 2024 du plan de sélection génétique apicole, sur les ruchers des apiculteurs partenaires et sur le rucher expérimental du GDS Réunion. L’objectif principal de ce plan est de sélectionner des lignées d’abeilles, Apis mellifera unicolor, naturellement résistantes face à Varroa destructor. Néanmoins, il est aussi nécessaire d’améliorer les performances technico-économiques de ces lignées pour pouvoir proposer des colonies qui répondent aux exigences de production des apiculteurs professionnels. La caractérisation des performances des reines d’intérêt repose sur l’évaluation de leurs filles (évaluation à l’échelle de la lignée).
Dispositifs en place
Testage chez les apiculteurs professionnels
Les filles des différentes lignées d’intérêt sont élevées (sous forme de cellules de reines principalement) par les apiculteurs éleveurs et distribuées chez les apiculteurs testeurs. Pour annuler l’effet rucher, chaque lignée est répartie à raison d’au moins cinq ruches sur trois ruchers différents. Cette précaution permet de rendre compte des performances intrinsèques à la lignée en gommant l’effet rucher qui résulte à la fois des pratiques de l’apiculteur et de l’environnement de butinage. Ainsi, l’évaluation des filles se déroule autour de 4 visites au cours de l’année. Une première visite avant les miellées (baie-rose et letchi), fait office d’état des lieux des colonies. Une seconde visite, à la fin des miellées, rend compte de leur évolution. Lors de ces visites plusieurs critères sont mesurés :
la force des colonies (quantité de couvain operculé et intercadres peuplés d’abeilles)
l’état sanitaire (le nombre de varroas pour 100 abeilles et score sanitaire)
le devenir des reines
la production de miel
la douceur et la tenue au cadre
Le testage chez les apiculteurs professionnels est efficace pour évaluer les performances technico-économiques à l’échelle d’une lignée. Néanmoins, l’application des traitements acaricides ne permet pas de sélectionner des colonies résistantes à varroa.
Rucher expérimental
Le rucher expérimental est un outil permettant de sélectionner les colonies sur l’unique critère de la résistance à varroa. Pour se faire les colonies sont suivies mensuellement par le GDS selon le principe de la “Boite Noire Darwinienne”. L’objectif de ce dispositif est de suivre des colonies sans traitement acaricide pendant la durée de la campagne (environ 8 mois) et de multiplier les colonies survivantes ou qui ont réussi à maintenir les charges en varroa les plus faibles. Ce protocole s’apparente à de la sélection naturelle accélérée sur le critère unique de la résistance à varroa. Les données collectées sur le rucher expérimental sont les mêmes que celles récoltées chez les professionnels.
Organisation des campagnes de sélection
A la fin de la campagne de sélection, après analyse des résultats, les filles des futures lignées, qui vont être testées l’année suivante, sont élevées par les apiculteurs éleveurs et distribuées aux apiculteurs testeurs. Pour affiner les croisements et conserver les génétiques performantes, le groupe de sélection peut avoir recourt à l’insémination artificielle à la fin de la campagne (Figure 1). Dans la mesure où les effectifs du rucher expérimental ne permettent pas d’évaluation à l’échelle de lignées entières, les souches les plus intéressantes en matière de résistance au varroa, sont intégrées l’année suivante au dispositif de testage au même titre que les lignées qui ont su se démarquer sur le plan technico-économique.
Récapitulatif de la campagne 2024
Evolution des effectifs
Au début de la campagne 2024, 213 colonies ont été mises en évaluation : 176 colonies réparties chez 10 apiculteurs testeurs et 37 sur le rucher expérimental (Figure 2).
Figure 2 : Distribution des lignées chez les apiculteurs testeurs | campagne 2024
La campagne 2024, a été particulièrement mouvementée dans le suivi des colonies. Pour commencer, il s’agissait de la reprise du plan de sélection après un an et demi d’arrêt occasionné par les restrictions de mouvements liées à la gestion du petit coléoptère des ruches (Aethina tumida), ainsi qu’au remplacement de l’ancien sélectionneur, Damien Decante, par Benoit Jobart. Il a fallu remobiliser le groupe de sélection historique, recruter de nouveaux membres et récupérer les souches des lignées sélectionnées encore vivantes. Le protocole de distribution homogène des lignées dans les ruchers a été particulièrement mis à mal, mais grâce à la mobilisation des apiculteurs, de nombreuses génétiques personnelles ont pu être intégrées dans le dispositif de testage pour combler les trous. Au cours de l’année 2024, le cyclone Bélal, les maigres récoltes réalisées sur les miellées de baie-rose et letchi et une forte recrudescence de varroa n’ont pas aidé au bon déroulé de la sélection.
La sélection demande un grand échantillon de reines de chaque lignée de départ pour pouvoir faire face aux différentes pertes pendant la campagne de testage (Figure 3). En effet, les colonies peuvent être écartées du protocole de testage pour diverses raisons:
perte de la génétique suivie: remérage, orphelinage, mort, perte entre les points de mesures (dont la cause n’est pas clairement identifiée)
état sanitaire préoccupant: score sanitaire trop faible, VP100 au-dessus de 15 (dans le cas du rucher expérimental).
colonies non valeurs: non satisfaisantes pour les apiculteurs (dynamique trop faible, douceur ou tenue au cadre médiocre). Les colonies qui ne produisent pas de miel doivent, cependant, rester dans l’évaluation pour rendre compte des caractéristiques véritables de la lignée testée. En effet, retirer les colonies non productives reviendrait à biaiser le testage. Les colonies non valeurs représentent des cas exceptionnels où l’apiculteur ne peut vraiment pas travailler avec elles.
données manquantes: représentées par les visites qui n’ont pas pu être réalisées à un moment de l’année sur des colonies encore en suivi. Dans la majorité des cas, il s’agit de rucher qui n’ont pas produit et pour lesquels une visite de récolte n’a donc pas été programmée.
Selon les dispositifs d’évaluation (ruchers de testage et rucher expérimental), les proportions et les causes à l’origine des pertes de colonies sont très différentes (Figure 3). Sur le rucher expérimental, on retrouve majoritairement des pertes liées au remérage ou à l’état sanitaire des colonies (VP 100 > 15 exclusivement). Cela est dû à la démarche expérimentale (suivi sans traitement acaricide) qui favorise le développement de varroa et les phénomènes de remérages naturels. Il n’y a pas de données manquantes ou de pertes entre les mesures car les colonies sont suivies chaque semaine avec des relevés réalisés tous les mois. Sur les ruchers des professionnels, on remarque moins de remérages et de colonies orphelines grâce à une gestion plus fine du varroa par les apiculteurs en conditions de production. On observe, a contrario une plus grande proportion de non valeurs due à des exigence technico-économiques plus élevées dans un itinéraire de production. Les pertes entre les mesures peuvent être causées par plusieurs phénomènes qui n’ont pas pu être répertoriés lors des passages.
Figure 3 : Evolution des effectifs et origine des pertes de colonies
Performances | Testage chez les apiculteurs professionnels
Les données de performances qui vont être présentées concernent les colonies appartenant à une lignée soumise au testage chez les professionnels. Pour intégrer le dispositif de testage, une colonie fille doit remplir plusieurs critères :
Appartenir à une généalogie connue (lignée maternelle et/ou paternelle connue)
Représenter un effectif supérieur ou égal à 5 au début de la campagne
Parvenir au stade de colonie de production avant la première prise de donnée en début de miellée de baie-rose
Production de miel
Les données de production de miel ont été estimées selon le calcul suivant :
masse de miel = masse de hausse(s) pleine(s) - masse d’une hausse vide
Les résultats de production des lignées sont à prendre avec précaution, ils reflètent plus les conditions de production de l’année 2024 que les performances des lignées elles-mêmes. En effet, certaines lignées ne sont représentées que dans un rucher, lequel n’a pas nécessairement été productif à ce moment-là.
Figure 4: Production de miel par miellée et par lignée
Les points représentent les résultats de production des colonies à l’échelle individuelle. L’aire colorée en arrière plan représente la distribution des valeurs. Plus celle-ci est large, plus il y a de colonies qui partagent les mêmes valeurs. Par exemple, lors de la miellée de letchi on remarque que les valeurs des colonies RG sont regroupées alors que les valeurs des colonies IA41 sont très dispersées (figure 4). On retrouvera la même logique de représentation pour les figures 5, 6, 7 et 8.
La quantité moyenne de miel de baie-rose récoltée était de 1.06kg avec un maximum de 23.3kg (JS8) et un minimum de 0.0kg.
La quantité moyenne de miel de letchi récoltée était de 3.65kg avec un maximum de 22.5kg (IA41) et un minimum de 0.0kg.
A ce stade, il demeure difficile de tirer des conclusions sur les performances des lignées compte tenu des effectifs limités et d’une répartition insuffisante des lignées sur les différents ruchers.
Force
La force des colonies par lignée a été déterminée grâce à deux mesures :
- La surface de couvain operculé, mesurée selon la méthode ColEval (estimation du pourcentage de recouvrement d’une face de cadre par le couvain fermé). Cette méthode, développée par l’IRAE d’Avignon, repose sur l’évaluation du pourentage d’occupation du couvain operculé sur chaque face de cadre. La plage de valeurs s’étend théoriquement de 0 à 2000 (0 à 100% d’occupation multiplié par 20 faces de cadres).
Figure 5 : ColEval couvain fermé
Le ColEval couvain fermé moyen augmente de manière générale entre le début de la miellée et la fin, avec 309 en moyenne avant baie-rose contre 324 après ; et 279 avant letchi contre 303 après.
- Le nombre d’intercadres peuplés d’abeilles, qui s’évalue à l’ouverture de la ruche.
Figure 6 : Nombre d’intercadres peuplés
A l’instar du ColEval, le nombre d’intercadres peuplés d’abeilles augmente aussi entre le début et la fin de la miellée avec, en moyenne, 8.1 intercadres au début de baie-rose contre 8.9 intercadres à la fin; et 8.5 intercadres début letchi contre 9.2 à la fin.
Etat sanitaire
L’état sanitaire des lignées a été déterminé grâce à deux outils :
- Le nombre de varroas phorétiques pour 100 abeilles ou VP100, mesuré en comptant le nombre de varroas dans un prélèvement d’environ 300 abeilles lavées au détergent. A noter que les abeilles ont été dénombrées parallèlement aux varroas afin de rendre compte d’une valeur de VP100 la moins biaisée possible.
Figure 7 : Evolution de la charge en varroa phorétique
Attention: Etant donné que les calendriers et les produits de traitements diffèrent entre apiculteurs et que certaines lignées ne sont représentées que sur un seul rucher, le niveau initial des VP 100 n’est pas forcément comparable entre lignées. Cependant, l’évolution de la charge en varroas phorétiques entre le début et la fin de la miellée reste une valeur indicative intéressante bien qu’insuffisante pour traduire l’émergence d’un quelconque comportement de résistance.
- Le score sanitaire, mesuré grâce à une échelle d’intensité des symptômes. Par défaut, les colonies partent avec une note de \(4 = colonie~saine\), et des points leur sont retirés en fonction des symptômes observés sur le couvain et sur les abeilles adultes.
| Symptômes | Poids |
|---|---|
| couvain chauve | -0.5 |
| tapis d’abeilles | -1 |
| abeille tremblante | -1 |
| abeille noire | -1 |
| opercules troués | -2 |
| couvain mosaïque* | -2 |
| larve brunâtre | -2 |
| larve affaissée | -2 |
| aile déformée | -2 |
| diarrhée | -2 |
* Couvain lacunaire avec des larves malades, différent du couvain irrégulier
Figure 8 : Score sanitaire
Les scores sanitaires des colonies sont représentés sur une échelle allant de 1.5 à 4 car les colonies en dessous du seuil fixé à 1,5 sont écartées du dispositif de testage.
Performances | Rucher expérimental
Les colonies peuplant le rucher expérimental des Colimaçons sont d’origines diverses:
La majeure partie provient du lycée agricole de Saint-Joseph, qui hébergeait des colonies issues du plan de sélection du GDS, ainsi que des colonies qui étaient restées sans traitement acaricide pendant 1 an. Parmi ces reines, la C2 se distingue par ses performances sanitaires.
L’autre partie constitue le fruit de sessions d’inséminations (pendant la formation dispensée par Raul Guillen ou lors de sessions en autonomie réalisées par le GDS). Parmi les reines inséminées on compte deux colonies intéressantes qui se distinguent par leurs performances. La C24[♀:JS8x201]x[♂:Reine résistante SEA] et la C38[♀:JS8x201]x[♂:Reine résistante SEA]
La reine résistante SEA était une souche présente sur le rucher du lycée agricole à Saint-Joseph et qui a fait l’objet d’un suivi mensuel pendant presque 2 ans dans le cadre du réseau SEA (Suivi Epidémiologique des maladies des Abeilles). Malgré l’absence de traitement acaricide pendant une année, celle souche a réussi à maintenir un niveau de varroas relativement faible (< 10VP/100).
La JS8 est une lignée historique du plan de sélection, et dont les derniers résultats s’avéraient encourageants (production relativement homogène, douceur et tenue au cadre satisfaisantes, état sanitaire stable mais sans résistance avérée contre le varroa).
La 201 est une génétique issue de sessions d’insémination. Cette génétique a été introduite par la voie mâle dans le plan de sélection.
Evolution de la charge en varroa phorétique
Le nombre de varroas phorétiques pour 100 abeilles ou VP100, est mesuré en comptant le nombre de varroas dans un prélèvement d’environ 300 abeilles lavées au détergent. A noter que les abeilles ont été dénombrées parallèlement aux varroas afin de rendre compte d’une valeur de VP100 la moins biaisée possible.
Figure 9 : Evolution de la charge en varroa phorétique au cours de l’année
Les courbes grises représentent les colonies qui n’ont pas survécu au dispositif expérimental, contrairement à celles qui sont en couleur (figure 9 et figure 10).
Les colonies dont le VP100 dépasse le seuil des 15% (ligne en pointillé rouge sur la figure 9) sont écartées de l’évaluation et traitées. Les colonies qui, a contrario, maintiennent un VP100 inférieur à 5% (ligne en pointillé verte sur la figure 9) pendant une grande partie de l’année, sont conservées. C’est le cas de la C24, la C38 et la C2.
Evolution du ColEval
La surface de couvain operculé, mesurée selon la méthode ColEval ( estimation du pourcentage de recouvrement d’une face de cadre par le couvain fermé) renseigne la force des colonies.
Figure 10 : Evolution du ColEval au cours de l’année
La colonie C24 a réussi à maintenir une surface de couvain supérieure à toute les autres colonies présentes sur le rucheret ce tout au long de l’année. Cependant, la colonie C38 et la C2 ne sont pas parvenues à se développer correctement (figure 10).
Etat sanitaire
Le score sanitaire moyen des colonies survivantes a été déterminé d’après l’échelle d’intensité des symptômes présentée ci-dessus.
Figure 11: Score sanitaire moyen des colonies survivantes du rucher expérimental
Ici, les valeurs des scores sanitaires peuvent descendre en dessous de la note minimale établie chez les apiculteurs professionnels. Compte tenu que les colonies sont suivies sans traitement acaricide, celles-ci sont plus suceptibles de développer des symptômes de maladies. De plus, ce sont les moyennes à l’année (points vert foncé) qui donnent une image plus précise des performances sanitaire des colonies (Figure 11). Certaines colonies présentant un score sanitaire moyen très satisfaisant, comme la C11, C12 ou C23, possèdent néanmoins des charges en VP100 relativement élevées. Cela pourrait être interprété comme de la tolérance plutôt que de la résistance à varroa.
Bilan | Rucher expérimental
Après 10 mois sans traitement acaricide, 9 colonies ont pu passer les exigences du protocole de la “Boîte Noire Darwinienne” sur les 37 de départ. Seules 3 colonies étaient intéressantes d’un point de vue de la résistance à varroa : la C2, la C38 et la C24. Cependant, la C24 était plus performante du point de vue de la dynamique de la population.
Pour la campagne 2025, le renouvellement de la population du rucher se fera donc avec des filles de C24 selon les combinaisons suivantes: - [♀:C24]x[♂:Fécondation naturelle] - [♀:C24]x[♂:C24] - [♀:C24]x[♂:C38]
Ainsi que d’autres colonies à la génétique distincte pour diversifier l’échantillon testé.
Conclusion et Perspectives 2025
Evolutions dans le protocole d’évaluation
L’année 2024 a été particulièrement difficile, néanmoins elle a pu permettre de tester, avec succès, l’organisation et les protocoles de testage. Pour l’année 2025, plusieurs modifications vont être apportées pour améliorer le testage des lignées, l’obtention des résultats et la communication au sein du groupe:
Evaluer les lignées une année sur deux pour augmenter le nombre de lignées en testage et laisser plus de flexibilité dans l’organisation des campagnes. Ainsi, les lignées évaluées en 2024 et qui ont donné satisfaction ont vocation à donner des filles qui seront évaluées en 2026, dans l’objectif de pouvoir prendre le temps de constituer une banque de reines inséminées.
Diminuer le nombre de données manquantes en assurant les prises de rendez-vous en fin de miellée
Assurer la bonne distribution des filles dans les ruchers des testeurs pour permettre l’analyse objective et statistique des performances des différentes lignées
Ajouter l’évaluation du caractère hygiénique des lignées (pin test) afin de répondre aux défis sanitaires futurs.
Modifier la fiche de mesures afin d’optimiser la prise de note par le GDS.
Projets associés au plan de sélection
Projet de recherche | HoloBeehont
Le GDS est partenaire avec le CIRAD, l’INRAE et l’Université de Clermont-Auvergne d’un projet de recherche sur l’abeille réunionnaise nommé HoloBeehont. Un des chapitres de ce projet vise à caractériser la diversité génétique d’Apis mellifera unicolor après l’introduction de varroa. Ce projet permettra de caractériser la génétique des lignées du plan de sélection et d’essayer d’identifier des marqueurs génétiques correspondant aux critères sélectionnés.
Expérimentations
Lors de la campagne 2024, plusieurs expérimentation annexes avaient vu le jour dans le but d’augmenter le savoir-faire technique et les connaissances sur l’abeille locale. Tout d’abord, le protocole de pin test a été éprouvé pendant la campagne de testage, révélant une bonne faisabilité, et le possible déploiement chez tous les testeurs pour 2025. Ensuite, des tests de conservation de semences ont été réalisés avec le concours d’apiculteurs, Raùl Guillen et l’équipe du GDS. En parallèle, des pré-tests de banque à reine en cage de Scalivini et cage polonaise ont aussi été mis en place, avec des résultats variables mais encourageants.
Pour la campagne 2025, plusieurs expérimentations annexes ont été proposées:
L’étude de la durée de vie des abeilles en hiver et l’impact des traitements sur cette dernière.
L’étude de la relation entre les corps gras de l’ouvrière et la production de miel.
La mesure du comportement VSH (Varroa Sensitive Hygene) des descendantes de C24 sur le rucher expérimental
Ces expérimentations restent encore à l’état de réflexion. En effet, il faut s’assurer de pouvoir réaliser un travail de qualité valorisable et de disposer des moyens humains et matériels suffisants pour pouvoir les mener à bien.
Sessions d’inséminations
Lors de la campagne 2024, la session d’insémination prévue pour novembre n’a pas trouvé l’entrain espéré. Plusieurs raisons expliquent cela, le manque de disponibilité suite à une année difficile, les fortes mortalités, les difficultés liées à l’élevage,…
Néanmoins, pour 2025, une autre session est prévue afin de pouvoir conserver les génétiques sélectionnées. Il est important de pouvoir en profiter pour progresser sur les lignées évaluées, surtout que la session est entièrement prise en charge par le GDS grâce au concours des partenaires financiers.
Distribution des lignées
Pour commencer la nouvelle campagne 2025, un soin particulier a été apporté au respect du calendrier de distribution des lignées et des effectifs avec la bonne volonté des apiculteurs éleveurs et testeurs. Pour se faire les différentes reines filles ont été réparties équitablement modulo quelques désistements (figure 13).
Figure 13: Distribution des lignées chez les apiculteurs testeurs | campagne 2025
NB: L’apiculteur 3 ne participera pas à la campagne 2025, il faut donc retirer 10 filles de GG, 10 filles de C24 et 10 filles de RG.
Pour 2025, il y aura donc théoriquement:
40 filles de C24
40 filles de EF
30 filles de GG
40 filles de IA332
50 filles de B54
40 filles de RG
Pour un total de 240 colonies en testage pour baie-rose 2025.